Gant kalz a c'hlac'har e kemenn Breizhiz ar Bed – OBE eo aet a daol drumm d'an Anaon an Tad Fañch ar C'hemener d'an oad a 84 vloaz ,digwener da noz 24 a viz Gouere. Anavezet mat e oa Fañch e barzh kumuniezh ar Vretoned divroet e Bro Bariz. Aluzenner e oa bet an Tad Kemener er barrez Mission bretonne/Ti ar Vretoned eus 1970 betek 2003. Gant Fañch n'eo ket hepken ur beleg ordinal hag a vo degemeret er baradoz met ivez ur gwir stourmer evit identelezh Breizh hag a voe oberiant e-pad e vuhez a-bezh.. Ma voe un beleg aketus o reiñ un dremm hoalus d'ar feiz kristen, e voe ivez ur mignoned degemerus e-keñver an holl Vretoned nevez erruet e Pariz hag un animatour ampart hag a oueze reiñ ur vuhez gredus d'e sal-barrez. Piv e-touesk ar Vretoned Bro-Bariz n'aneveze ket an 22 straed Delambre Pariz 14vet ? E gwirionez e oa liammet anv Fañch da sked parrez ar Vretoned divroet. Beb sul e oa aozet festoù-deiz gant sonerien ha danserien Bro-Bariz. Ahed ar sizhun e oa dalc'hmat un dra bennag o sellout ouzh ar sevenadur breizhek kement e-keñver kelenn ar brezhoneg hag an dañsoù hag ar sonerezh. Atav e chomo bev spered Fañch e koun ar Vretoned divroet !.
Kenavo Fañch !
C'est avec une grande tristesse que l'association Bretons du Monde – OBE vous fait part du décès subit du Père François Le Quemener à l'âge de 84 ans, dans la nuit du Vendredi 24 juillet. François était très connu de la communauté des Bretons émigrés en région parisienne. Il a exercé une charge d'aumônier à la Mission Bretonne/Ti ar Vretoned de 1970 à 2003. Ce n'est pas seulement un prêtre qui nous quitte mais aussi un militant de l'identité bretonne qu'il resta tout au long de ses jours. S'il fut un prêtre attentif qui donnait un visage attrayant à la foi chrétienne, il fut aussi un ami accueillant pour tous les nouveaux Bretons débarqués à Paris et un animateur compétent pour créer une ambiance chaleureuse dans sa salle paroissiale du 22 Delambre (Paris 14ème). Tous les dimanches étaient organisés des festoù-deiz avec les musiciens et les danseurs de la région parisienne. Durant la semaine se déroulait toujours une activité culturelle bretonne, que ce soit la langue, les danses ou la musique. L'esprit de François restera toujours vivant par la pensée des Bretons émigrés à Paris.
Kenavo François !
Communication Bretons du monde-OBE,
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Né le 15 octobre 1924 à Neuilliac, dans une famille de dix enfants où l'on parlait le breton vannetais, François Le Quémener entra au petit séminaire de Sainte-Anne d'Auray à 11 ans, en 1935, puis il passa au grand séminaire en 1941. Il fut ordonné prêtre en 1947 et fut nommé alors vicaire dans la paroisse Charles de Blois, paroisse de la gare d'Auray, ce qui le mit en contact avec le monde des cheminots, puis il rencontra celui des marins-pêcheurs à Lorient, en la paroisse Sainte-Anne d'Arvor, où il fut vicaire de 1957 à 1966.
Souhaitant depuis toujours devenir missionnaire comme son frère aîné, prêtre lui aussi, il demanda à partir en Amérique Latine, mais c'est finalement à Paris, à la Mission bretonne d'Île de France, qu'il fut envoyé en 1966, pour seconder l'abbé Élie Gautier, originaire de Trévé, près de Loudéac, qui l'avait fondée en 1947, prenant ainsi la suite de l'ancienne Paroisse Bretonne de Paris, fondée elle en 1897 et dont l'abbé François Cadic, de Noyal-Pontivy, avait été longtemps le directeur (réunissant jusqu'à 15 000 membres en 1907 !). L'abbé François Le Quémener prit la direction de la Mission Bretonne en 1970, lorsque l'abbé Gautier, âgé de 67 ans, rentra en Bretagne.
Au sein de Mission bretonne, l'abbé Le Quémener s'efforça, comme ses prédécesseurs, d'accueillir les jeunes Bretonnes et Bretons qui continuaient d'arriver en grand nombre à Paris, de les aider à garder leur foi, à rester fidèles à leurs racines mais aussi à s'intégrer dans ce monde nouveau. Il fut la cheville ouvrière du pardon de la Saint-Yves aux Arènes de Lutèce jusque dans les années 70. La Mission Bretonne ayant dû quitter les vastes locaux qu'elle occupait depuis de longues années rue de la Quintinie dans le XVème arrondissement pour céder la place à un vaste projet immobilier, elle vint s'installer dans des locaux plus modestes, au fond d'une cour, 22 rue Delambre, dans le XIVème, beaucoup plus près de la gare Montparnasse. Rebaptisée "Ti ar Vretoned" ("La Maison des Bretons", comme il y avait eu jadis "La "Maison du Peuple Breton" au temps de l'abbé Cadic), la Mission Bretonne fit de ces locaux une ruche bourdonnante de multiples activités tous les jours de la semaine : cours de de breton, ateliers de musique, de danse, de cuisine bretonne, bibliothèque, veillées, fêtes, rencontres de toutes sortes, sans oublier la dimension spirituelle, pour tous ceux qui le souhaitaient, le tout dans une formidable ambiance d'amitié et de convivialité.
Ti ar Vretoned a été et est toujours un lieu exceptionnel pour les Bretons de la région parisienne et ceci, très largement, grâce à la personnalité chaleureuse de son directeur. Sachant que les diocèses de Bretagne ne pourraient pas envoyer un autre prêtre pour prendre sa suite, quand il partirait, le père François Le Quémener s'efforça, avec succès, de favoriser progressivement la prise de responsabilités par des laïcs et, quand il prit sa retraite, à 78 ans passés, en 2003, il laissa de fait une organisation tout à fait autonome et très vivante. Venu habiter à Hennebont, il était resté, à près de 85 ans, toujours très actif au sein du groupe d'animation paroissiale, célébrant la messe et assurant de temps à autre la prédication et le service des sacrements.
En 2007, l'abbé Le Quémener avait reçu le collier de l'Hermine décerné par l'Institut Culturel de Bretagne, en reconnaissance pour l'œuvre accomplie au service de la Bretagne, de la culture bretonne et des jeunes Bretons venus travailler à Paris.
d'après un texte de Bernard Le Nail directeur des Editions "Les Portes du large" ancien directeur de l'Institut Culturel de Bretagne Skol Uhel Ar Vro